Fake news

Une fake news, ou infox, désigne une information fausse ou manipulée, présentée comme vraie, et diffusée de manière à induire en erreur.

Définition simple : qu'est-ce qu'une fake news (infox) ?

Une fake news, ou infox, désigne une information fausse ou manipulée, présentée comme vraie, et diffusée de manière à induire en erreur. Une fake news ne se réduit pas à une simple erreur : elle s'inscrit généralement dans une logique de désinformation visant à influencer l'opinion, à nuire ou à détourner le débat public.

Définition technique : désinformation, traduction et synonymes

Traduction et synonymes de fake news

Le terme anglais fake news se traduit en français par infox, néologisme officiellement recommandé par la Commission d'enrichissement de la langue française depuis octobre 2018. Ce mot-valise, formé à partir d'« information » et d'« intoxication », a été publié au Journal officiel pour contrer l'anglicisme et doter la langue française d'un équivalent court et explicite.

La Commission propose également l'expression information fallacieuse, qui insiste sur la dimension délibérée de la tromperie. Parmi les synonymes fréquemment employés figurent fausse nouvelle, désinformation et intox, ce dernier étant l'un des termes les plus anciens pour désigner une information volontairement erronée.

Fausses informations, mésinformation et désinformation : quelles différences ?

Il est utile de distinguer plusieurs niveaux de désordre informationnel. L'erreur journalistique relève d'une simple défaillance dans le processus de vérification. La mésinformation désigne un contenu faux ou imprécis partagé sans intention délibérée de nuire, par précipitation ou mauvaise compréhension. À l'inverse, la désinformation suppose une volonté de tromper ou d'influencer. Elle vise à orienter le débat public, nuire à une réputation ou contredire des faits établis. La propagande et la manipulation coordonnée constituent des formes plus structurées, déployées à grande

Conséquences des fake news en France : enjeux et impacts

En pratique, les fake news prospèrent dans les environnements numériques où la propagation des fake news repose sur l'impact émotionnel et les logiques de viralité, caractéristiques de l'ère de post-vérité où l'émotion l'emporte parfois sur la vérification rigoureuse.

Fake news sur les réseaux sociaux : propagation et IA

Les réseaux sociaux constituent un terrain propice à la diffusion des fake news. Les algorithmes de recommandation privilégient les contenus suscitant un fort engagement émotionnel, ce qui amplifie la visibilité de contenus trompeurs. Cette logique de viralité crée des chambres d'écho, espaces où les utilisateurs sont principalement exposés à des informations confirmant leurs croyances préexistantes, ce qui renforce la polarisation du débat public.

Elle permet désormais de créer des contenus trompeurs de plus en plus sophistiqués : images détournées, vidéos manipulées, textes imitant parfaitement le ton journalistique. Les deepfakes, (hypertrucages audiovisuels générés par IA) brouillent la frontière entre contenu authentique et contenu artifciel. Cette évolution technologique rend la manipulation de l'opinion plus accessible et plus convaincante, en compliquant considérablement la détection des fausses informations.

En pratique, les infox contribuent à fragmenter l'espace public en renforçant des bulles d'opinion étanches, alimentent la défiance envers les institutions, les médias ou les experts, et peuvent perturber la formation de l'opinion sur des sujets sensibles comme la santé, la sécurité ou le domaine politique.

Législation et lutte contre les fake news en France

En France, la loi du 22 décembre 2018 relative à la lutte contre la manipulation de l'information constitue le principal cadre juridique. Ce texte permet, en période électorale, d'agir rapidement contre certaines fausses informations diffusées de manière massive, artificielle ou automatisée, notamment via une procédure de référé permettant de faire cesser leur diffusion dans les trois mois précédant un scrutin national.

Au-delà du cadre législatif, la France s'est dotée d'un dispositif opérationnel avec Viginum, le service de vigilance et de protection contre les ingérences numériques étrangères, créé en 2021 et rattaché au Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale. Ce service technique détecte et caractérise les ingérences numériques étrangères affectant le débat public français, en surveillant notamment les campagnes de désinformation orchestrées depuis l'étranger.

À l'échelle européenne et nationale, la lutte contre la désinformation fait aujourd'hui l'objet de stratégies plus larges, notamment face aux ingérences étrangères, aux responsabilités des plateformes numériques et aux possibilités offertes par l'IA générative.

Exemples de fake news : images, articles et cas concrets pour les collectivités

Images et articles détournés : des exemples récents

Les fake news prospèrent particulièrement à travers les sites internet et les réseaux sociaux, où des images anciennes sont présentées comme actuelles pour tromper l'internaute. En avril 2026, une vidéo d'émeutes à Paris datant de décembre 2022, survenues après une fusillade visant la communauté kurde, a été remise en circulation sur les réseaux sociaux et présentée comme des manifestations en cours. Une simple recherche d'image inversée permettait pourtant de remonter à l'origine de la séquence et de vérifier sa date réelle.

Autre exemple récent : Reporters sans frontières a identifié en novembre 2025 au moins 85 sites francophones reprenant les codes graphiques de médias comme Ouest-France, La Dépêche ou Le Progrès. Ces sites diffusent des contenus manipulés avec un ton sensationnaliste, souvent pour déstabiliser les institutions françaises avant les élections municipales de 2026.

Fake news ciblant les collectivités territoriales

Les collectivités ne sont pas épargnées par les fake news. Les rumeurs locales constituent un terrain propice à la désinformation : faux documents attribués à une mairie, rumeurs sur un projet d'aménagement ou diffusion de contenus truqués concernant un élu . En période électorale, ces infox peuvent viser à déstabiliser un scrutin municipal ou à manipuler l'opinion sur des projets locaux sensibles. Les messageries et les groupes locaux sur les réseaux sociaux amplifient souvent ces contenus, rendant la rectification difficile pour les services de communication des collectivités.

Questions fréquemment associées à Fake news

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